À la découverte de la culture Cham

Temple-tour-Po-Nagar

Temple-tour Po Nagar à Khanh Hoa

Les Cham, une ethnie minoritaire, vivent essentiellement dans les provinces de Binh Dinh, Phú Yên, Khánh Hoà, Ninh Thuân, Binh Thuân (Centre), Dông Nai (Sud…

Cette ethnie se divise en trois communautés principales : Cham H’roi, Cham de Ninh Thuân – Binh Thuân et Cham du Nam Bô (Sud). Mais toutes conservent à ce jour leurs valeurs culturelles séculaires témoignant d’une civilisation brillante, via le langage, l’écriture, les tours en brique, les statues en pierre, les articles brodés, le tissage de brocatelle, la céramique…

Situé dans la province de Quang Nam (Centre), le sanctuaire de My Son est l’ouvrage architectural Cham le plus connu. Niché dans une vallée, le site, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999, est un ensemble architectural remarquable.

Un patrimoine mondial

Avec ses 70 bâtiments en brique et en pierre, My Son a été construit entre les IVe et XIIIe siècles. À My Son, l’objet de culte était le linga, une pierre dressée et représentation classique de Shiva. Le génie vénéré était Bhardresvara, roi fondateur de la région d’Amaravati vers la seconde moitié du IVe siècle – début du Ve siècle.

La composante principale est une tour érigée pour la divinité du roi, elle est entourée d’autres plus petites. Les tours en forme de pyramide symbolisent le Mont Meru, sommet mythique dans la religion hindoue. La diversité architecturale du lieu illustre le talent des artisans Chams qui sculptèrent sur les tours des figures très expressives.

Aujourd’hui, My Son compte une trentaine de tours en brique, même si la majeure partie d’entre elles sont en ruine. Ce sanctuaire est considéré comme un musée à ciel ouvert inestimable où l’on peut découvrir la culture des anciens Cham. Les œuvres architecturales et sculpturales permettent aujourd’hui de comprendre leur conception de l’univers, de la vie et de la mort…

La sculpture très raffinée, inspirée du panthéisme hindou, est un art distingué de cette communauté. Ces œuvres, pour la plupart en grès, en terre cuite et en cuivre, symbolisent l’évolution de l’art Cham entre les VIIe et XVe siècles. Les statues et les bas-reliefs témoignent de la domination du matriarcat dans l’ancien royaume du Champa. Les autels de forme ronde sur lesquels se trouve la statue d’une Mère nourricière, les frises décrivant le mariage de Rama avec la princesse Sita, les statues de Shiva, de Brahma et de Ganesh, ainsi que celles des déesses, des dieux des Cham… sont considérés comme un apogée de l’art sculptural en Asie du Sud-Est.

Source: CVN

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s